
| Le Morvan et l’histoire |
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Le Morvan possède une histoire longue et riche héritée de l’époque gallo-romaine. En -52, la ville de Bibracte sur le Mont Beuvray est la capitale de la tribu des Eduens. Elle est connue en raison de l’invasion de la Gaule par Jules César qui y séjourna. C’est en ce lieu que les gaulois décidèrent de se regrouper derrière un seul chef : Vercingétorix...Le Mont Beuvray est un site de fouilles extrêmement important. Des maisons et des murs d’enceinte ont été mis à jour et suggèrent ce qu’était la vie des gaulois. Le musée de la civilisation celtique construit près des fouilles est remarquable par son architecture, et présente en particulier les résultats des recherches faites à Bibracte. Après l’invasion romaine, Bibracte « la gauloise » est abandonnée au profit d’Autun « la romaine » située à quelques kilomètres et bâtie par la volonté de l’empereur romain Auguste dont elle porta le nom (Augustodunum). On peut y admirer le temple de Janus, l’enceinte de la ville, les portes d’Arroux et de Saint-André et un immense théâtre romain qui pouvait accueillir 20000 personnes. Le Morvan est aussi le pays de Vauban qui y naquit en 1633 et y vécut son enfance. A partir du 19 ème siècle, le Morvan a connu une profonde évolution. En 1858 le Lac des Settons est créé pour faciliter le flottage du bois de chauffage vers Paris par la Cure et L’Yonne. Puis, après les grandes inondations de Paris en 1910, il fut décidé de réguler le débit de la Seine grâce à des retenues d’eau. Sont construits ainsi les lacs de Chaumeçon, Saint-Agan, Crescent et Pannecière. Mais, le Morvan, pauvre du point de vue agricole ne pouvait nourrir ses enfants. Aussi, d’autres activités se développèrent, emblématiques : les nourrices et les galvachers. Les nourrices : C’est une des « industries » du Morvan les plus connues, Il y a un siècle et demi, celle des «nourrices ». Les morvandelles étaient réputées pour leur bonne santé et la qualité de leur lait. Aussi, certaines familles riches de Paris leur demandaient-elles de venir nourrir et élever leurs nouveau-nés, ce qui était du plus grand chic. Il s’agissait des « nourrices sur lieu ». Après la naissance de leurs propres enfants, les nourrices quittaient leur famille, enfants et mari et s’installaient dans la famille d’accueil. Cette activité rapportait gros et ces sommes permettaient à leur retour de faire des travaux et d’agrandir la maison. Ayant connu la culture et les usages, elles ont contribué également à ouvrir le Morvan sur le progrès. L’activité cessa après la première guerre mondiale. Les « nourrices sur place » : à la même époque ont été accueillis dans le Morvan près de 50 000 enfants abandonnés par de jeunes mères parisiennes à l’Assistance Publique : « les petits Paris ». Une indemnité était versée aux familles pour l’habillement et l’entretien. Souvent traités comme les enfants de la maison, beaucoup sont restés sur place et on rencontre encore dans le Morvan des « enfants de l’assistance ». Les galvachers : Les galvachers étaient des agriculteurs charretiers qui parcouraient les régions voisines du Morvan de mai à octobre afin de vendre leurs services, accompagnés de leurs bœufs. Ce métier a connu un grand essor au cours du 19 ème siècle et a disparu dans les années 1940.
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Le Morvan possède une histoire longue et riche héritée de l’époque gallo-romaine. En -52, la ville de Bibracte sur le Mont Beuvray est la capitale de la tribu des Eduens. Elle est connue en raison de l’invasion de la Gaule par Jules César qui y séjourna. C’est en ce lieu que les gaulois décidèrent de se regrouper derrière un seul chef : Vercingétorix...